Crise de la presse, crise démocratique, crise en tout genre. A l’heure où tout fout le camp, chacun y va de son idée pour sortir la France du pétrain. Et la mode apparement, c’est le participatif. Programmes politiques participatifs, démocratie participative, émissions de télé participatives et, depuis peu, site internet et journalisme participatifs. Aurait-on compris, il était temps, que le bon citoyen peut servir à quelque chose – autre chose qu’à se faire élire s’entend.
Ras-le-bol général pour Edwy Plenel et son équipe. Marre des piliers de la presse nationale, qui malmènent leurs idéaux – Plenel sait de quoi il parle, il n’a pas claqué la porte du Monde pour rien – marre de ce “présidentialisme exacerbé” qui uniformise les infos, marre enfin, de l’intox au quotidien. Avec MediaPart, leur site novateur, ils entendent bien faire la révolution. Entouré de plumes “compéten(tes)”et “indépendan(tes)”, comme de spécialistes du web, l’ancien directeur de la rédaction du Monde veut informer différemment. Une relation de confiance et de fidélité avec les lecteurs – abonnement au site entre 5 et 15 € par mois - à qui il veut offrir “le meilleur”. Une vraie possibilité d’intéragir avec eux, débats, dicussions. Une absence totale de publicité pour garantir l’indépendance jusqu’au moindre encadré. Projet ambitieux.
Le lancement du site est prévu pour le premier trimestre 2008. Affaire à suivre.
C’est elle. Valérie Bègue, 22 ans. Miss Réunion. Quoi ? Vous n’étiez pas devant TF1 samedi soir ? Pas de “mieux à faire” qui tiennent. Ni “d’amis à voir” d’ailleurs. Encore moins de “coups à boire” ou autre. Non non, rien n’est recevable. Car oui, on peut pleinement allier vie sociale et activité téléspectatoriale. Bon nombre d’institutions télévisées font d’ailleurs d’excellentes occasions de se retrouver. Vous n’étiez pas devant TF1 samedi soir ? Vous avez manqué l’immanquable. Tout bonnement. L’élection de Miss France 2008. Bref rappel pour rattrapper tout ça.
Les miss chez Endemol
Calepin, crayon – et télécommande, sait-on jamais – le spectateur est prêt. Le retardaire se rue ventre à terre jusqu’au canapé, impossible de rater le trombinoscope des miss. C’est ici que tout se joue. Musique. Quercy-Rouergue, Artois-Hainaut, Albigeois et les autres. Elles sont venues, elles sont toutes là ! Une par une, elles récitent, pardon, elles se présentent. Premiers pronostics. Premières déceptions. On est toujours plus dur avec une miss, c’est sûr.
Premières surprises aussi. Cette année l’ensemble est bien moderne, au regard des anciennes émissions. Les zooms sur les candidates on prit un sacré coup de jeune, à grand renfort de tubes techno – singles de David Guetta ou Bob Sinclar s’entend – et de montage numérique. Fini les pauses godiches à la mannequin de La Redoute, bienvenue aux déhanchés lassifs et aux mèches mouillées sur le coin de l’oeil. Les miss se font Lara Croft ou Marilyn le temps d’une prise de vue. Sur le plateau, même chose. Exit les robes du soir à la location et le maillot mémère. Les candidates défilent en tutu, en fourreau satin, en bikini turquoises et talons aiguilles… C’est vrai qu’on est sur TF1. C’est vrai que l’émission est pilotée par Endemol depuis deux ans. A quand Nikos à la place de Jean-Pierre et des caméras non stop dans les loges des filles ? Comme s’ils n’avaient pas encore prévu le coup… Qu’il est loin le temps de FR3, le temps de Julien Lepers et des miss qui s’évanouissent sur scène.
Contre la guerre, pour la paix
Heureusement, les étapes sont toujours les mêmes et l’inconditionnel de l’élection s’y retrouve. Elles sont trente-six au départ, puis douze, puis cinq. Défilés, pauses, Patrick Bruel, défilés, chorégraphies, Johnny Hallyday, défilés. Discours. Cette année encore les filles ont crié leur dégoût pour la guerre et l’injustice, leur amour pour la France et la paix. Ca a le mérite d’être encourageant. Valérie Bègue elle, a souhaité “incarner la France de la diversité”, bon point.
Vote du public, vote du jury. C’est dans un mouchoir de poche, forcément. Enveloppe. Annonce des résultats. Confettis. Il faut toujours un petit rectangle doré pour se coller sur la joue humide de la miss fraîchement élue ou pour rester coincé sur le chapeau de la De Fontenay, toujours. Cette année en revanche, pas de soucis d’équilibre avec la couronne. Pas de miss éborgnée. C’est toujours ça. Dernière chose : mention spéciale à Rachel Legrain-Trapani, miss France 2007, pour qui cette fin d’aventure est un peu “une page qui se termine”… C’est vrai Rachel, et si Miss France s’arrête un jour, ce sera vraiment une histoire qui se tourne.
“Just another wordpress blog”. Voilà ce qui s’affiche quand on crée une nouvelle page. Et si on essayait, cinq minutes, de jeter un autre oeil. “Just a different wordpress blog” déjà, ça sonne mieux. Société, monde, culture et conneries. Pourquoi se priver quand on peut parler de tout. Le plus grand cabaret du monde ou l’Assemblée nationale, Le Monde ou Voici, Doc Gynéco ou Sarkozy, étonnamment, les corrélations se font vite… Plus de sept millions, c’est le nombre d’abstentionnistes aux dernières présidentielles, plus de sept millions, c’est aussi le nombre de téléspectateurs au lancement de la dernière Star Ac’. Qui a dit de l’un des deux qu’il ne l’intéressait pas ?
J’aime pas le gras du jambon, j’aime pas l’odeur de tabac froid sur les vêtements les lendemains de bars. J’aime pas les bruits réguliers. J’aime pas trouver un cheveu dans mon assiette ou collé sur le pull de mon voisin de devant, j’aime pas le R ‘n’ B, les gens trop sûrs d’eux et les chaussures à talons. J’aime pas les gens qui ne comprennent pas mes blagues. J’aime pas le sport ni les mangas ni l’oral. J’aime pas quand le présentateur dit « la suite après la pub ». J’aime pas les gens qui font exprès d’utiliser des termes techniques quand ils savent que je n’y connais rien.
J’aime la quiche de ma mère, ses crêpes au rhum aussi, j’aime la pluie dehors quand moi je suis dedans, j’aime les gens simples et l’expression « l’heure des mamans ». J’aime Hartley cœurs à Vif et Les Années Collèges, j’aime les Pim’s à l’orange mais que devant la télé. J’aime les 33 tours de Marcel Dadi, ceux que mon père ne voudra jamais me donner, j’aime Renaud, l’odeur du goudron chaud quand il a plu, les affiches et les dépliants des CD. J’aime faire des soirées pour l’Eurovision et l’élection de Miss France. J’aime recevoir des cartes postales.
Voilà qui devrait suffir comme présentation. Aller plus loin serait inutile. Ce n’est pas ça l’info du jour, on en conviendra…
Habituée de la scène en groupe, avec ses copains de My name is nobody, la nantaise Faustine Seilman s’essaie aujourd’hui toute seule. Juste sa voix et son piano d’abord, elle a finalement vite fait appel à des potes musiciens pour former le « Faustine Seilman Orchestra » et sortir son premier album « Silent Valley ». 12 titres, chansons et instrumentaux, pas évidents à décrire. Une atmosphère seventies originale, un peu rétro, entre folk-pop et sonorités expérimentales. Un chant profond, des envolées de clavier, de cordes, des rythmes discrets. Si l’on devait comparer – puisque c’est d’usage – on penserait au Velvet Underground et à la voix de Nico, aux accents de PJ Harvey ou de Cat Power, aux mélodies désarticulées de Yann Tiersen. Autant d’influences qui se mêlent, se superposent, se dépassent finalement, pour créer un son nouveau. Romantiques voire mélancoliques, les ballades de Faustine emportent, émeuvent. Et les 12 pistes passées, on se les réécouterait bien à nouveau. En deux mots, bon disque.
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