Ca c’est de l’élection

C’est elle. Valérie Bègue, 22 ans. Miss Réunion. Quoi ? Vous n’étiez pas devant TF1 samedi soir ? Pas de “mieux à faire” qui tiennent. Ni “d’amis à voir” d’ailleurs. Encore moins de “coups à boire” ou autre. Non non, rien n’est recevable. Car oui, on peut pleinement allier vie sociale et activité téléspectatoriale. Bon nombre d’institutions télévisées font d’ailleurs d’excellentes occasions de se retrouver. Vous n’étiez pas devant TF1 samedi soir ? Vous avez manqué l’immanquable. Tout bonnement. L’élection de Miss France 2008. Bref rappel pour rattrapper tout ça.

Les miss chez Endemol

Calepin, crayon – et télécommande, sait-on jamais – le spectateur est prêt. Le retardaire se rue ventre à terre jusqu’au canapé, impossible de rater le trombinoscope des miss. C’est ici que tout se joue. Musique. Quercy-Rouergue, Artois-Hainaut, Albigeois et les autres. Elles sont venues, elles sont toutes là ! Une par une, elles récitent, pardon, elles se présentent. Premiers pronostics. Premières déceptions. On est toujours plus dur avec une miss, c’est sûr.

Premières surprises aussi. Cette année l’ensemble est bien moderne, au regard des anciennes émissions. Les zooms sur les candidates on prit un sacré coup de jeune, à grand renfort de tubes techno – singles de David Guetta ou Bob Sinclar s’entend – et de montage numérique. Fini les pauses godiches à la mannequin de La Redoute, bienvenue aux déhanchés lassifs et aux mèches mouillées sur le coin de l’oeil. Les miss se font Lara Croft ou Marilyn le temps d’une prise de vue. Sur le plateau, même chose. Exit les robes du soir à la location et le maillot mémère. Les candidates défilent en tutu, en fourreau satin, en bikini turquoises et talons aiguilles… C’est vrai qu’on est sur TF1. C’est vrai que l’émission est pilotée par Endemol depuis deux ans. A quand Nikos à la place de Jean-Pierre et des caméras non stop dans les loges des filles ? Comme s’ils n’avaient pas encore prévu le coup… Qu’il est loin le temps de FR3, le temps de Julien Lepers et des miss qui s’évanouissent sur scène.

Contre la guerre, pour la paix

Heureusement, les étapes sont toujours les mêmes et l’inconditionnel de l’élection s’y retrouve. Elles sont trente-six au départ, puis douze, puis cinq. Défilés, pauses, Patrick Bruel, défilés, chorégraphies, Johnny Hallyday, défilés. Discours. Cette année encore les filles ont crié leur dégoût pour la guerre et l’injustice, leur amour pour la France et la paix. Ca a le mérite d’être encourageant. Valérie Bègue elle, a souhaité “incarner la France de la diversité”, bon point.

Vote du public, vote du jury. C’est dans un mouchoir de poche, forcément. Enveloppe. Annonce des résultats. Confettis. Il faut toujours un petit rectangle doré pour se coller sur la joue humide de la miss fraîchement élue ou pour rester coincé sur le chapeau de la De Fontenay, toujours. Cette année en revanche, pas de soucis d’équilibre avec la couronne. Pas de miss éborgnée. C’est toujours ça. Dernière chose : mention spéciale à Rachel Legrain-Trapani, miss France 2007, pour qui cette fin d’aventure est un peu “une page qui se termine”… C’est vrai Rachel, et si Miss France s’arrête un jour, ce sera vraiment une histoire qui se tourne.

~ par ameliemaurette le décembre 10, 2007.

Une réponse to “Ca c’est de l’élection”

  1. Mais ouéee j’étais là, patriote patriote

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